La source du financement est un élément clé qui détermine la philosophie et la dynamique de chaque modèle :
1. Crowdfunding : Le financement provient de l’épargne citoyenne, collectée en ligne via une plateforme. Ce sont des particuliers, souvent motivés par des valeurs de solidarité, d’innovation ou d’engagement, qui décident de soutenir un projet. Cette approche repose sur la force du collectif, souvent sans intermédiation bancaire classique. Elle incarne une démocratisation de l’investissement, où chaque citoyen peut devenir acteur du changement.
2. Microcrédit : Le financement est assuré par des institutions spécialisées ou des ONG agréées comme Al Amana ou Attadamoune. Ces structures mobilisent des fonds via des bailleurs internationaux, des dons, ou des lignes de crédit bonifiées. L’objectif est de soutenir les populations exclues du système bancaire, dans une logique de développement humain et de lutte contre la pauvreté.
3. Banque conventionnelle : Les prêts sont octroyés à partir des dépôts des clients (comptes courants, livrets d’épargne, etc.). Ce modèle repose sur une logique commerciale classique, avec une recherche de rentabilité. Les ressources sont souvent importantes, mais l’accès est conditionné à la solvabilité et aux garanties, ce qui limite son accessibilité à certaines catégories.